Martin Luther King 👑, un rêve

 

Martin Luther King, un rêve.

 


Quand nous parlons du panafricanisme, nous avons bien des noms de personnes célèbres qui nous viennent à l’esprit, comme très souvent :  Aimé Césaire, Léopold Sedar Senghor, Patrice Emery Lumumba, Njomo Kenyatta etc, mais au-delà de ces grands noms, se cache celui d’un homme qui, vivant au quotidien l’injustice envers les noirs, aux USA, s’est levé pour dénoncer cette réalité inquiétante dans laquelle était confrontée la communauté noirs des USA. Chrétien, serviteur de Dieu, panafricaniste, Martin Luther King a fait un rêve, celui de voir un jour les noirs jouir de même droits que les blancs ; rêve qu’il portait dans son cœur, puisqu’il croyait fermement, étant chrétien… d’où la phrase célèbre : i have a dream ( j’ai un rêve ou j’ai fait un rêve). Sa lutte est l’exemple que nous pouvons dans notre vie, arriver à obtenir une liberté tant voulue sans recourir à la violence, mais en utilisant surtout des moyens sûrs… A présent, allons-y, aux travers ces quelques lignes faire une brève aperçue de la vie et la lutte non violente de cet homme, symbole du panafricanisme et surtout porteur d’un grand rêve.


Sa vie :



Plus couramment appelé Martin Luther King, né à Atlanta, en Géorgie, le 15 janvier 1929, et mort assassiné le 4 avril 1968 à Memphis, dans le Tennessee, est un pasteur, baptiste et militant non-violent afro-américain pour le mouvement américain des droits civiques, fervent militant pour la paix et contre la pauvreté. Martin Luther King est le fils du pasteur baptiste Martin Luther King Sr et d’Alberta Williams King, organiste d’église. Il a une sœur aînée, Christine King Farris, et un plus jeune frère, Albert Daniel Williams King. Il naît au 501, Aubrun Avenue à Atlanta, dans une maison qui a été conservée et transformée en musée national, à quelques pas de l'église baptiste Ebenezer, où prêchait son père. Il grandit au sein de l’Amérique ségrégationniste, dans un milieu privilégié pour l’époque. Sa première expérience de la ségrégation raciale date de ses six ans, quand deux camarades de jeu blancs lui disent qu’ils ne sont plus autorisés à jouer avec lui. Sa mère lui explique alors que c’est parce qu’ils sont maintenant dans des écoles ségrégationnistes blanches.

Après avoir sauté deux années de high school (lycée) et sans avoir officiellement obtenu son certificat de fin d’études secondaires, Martin Luther King entre à l’âge de quinze ans à Morehouse College, une université réservée aux étudiants afro-américains, où il bénéficie de l’enseignement de Benjamin E. Mays, théoricien de la non violence.  Il en sort avec le diplôme de Bachelor of Arts en sociologie (licence) le 20 juin 1948 et rentre au Crozer Theological Seminary pour un Bachelor of Divinity à Chester (Pennsylvanie), diplôme qui correspond à une licence universitaire en théologie, qu'il obtient le 12 mai 1951. le 18 juin 1955, il obtient son doctorat en théologie, à l’université de Boston

Des accusations de plagiat contre sa thèse de doctorat à l’université de Boston aboutissent en 1991 à une enquête officielle des responsables de cette université. Ceux-ci concluent qu’un tiers environ de la thèse est plagié d’un article écrit par un étudiant diplômé antérieurement, mais il est décidé de ne pas retirer son titre à Martin Luther King, car la thèse constitue tout de même « une contribution intelligente au savoir ». On trouve également des emprunts tacites dans certains discours de Martin, mais Keith Miller soutient que, dans ce dernier cas, c’est une pratique courante des Afro-Américains. Et que l’on ne peut considérer cela comme du plagiat. Toutefois , comme Theodore Pappas le note dans son livre sur le sujet, Martin Luther King avait suivi un cours sur les normes de la production intellectuelle et le plagiat à l’université de Boston. Il épouse, le 18 juin 1953, Coretta Scott, qui prendra son nom pour devenir Coretta Scott King. Ils ont eu quatre enfants : Yolanda, née en 1955Martin Luther King III, né en 1957Dexter King, né en 1961, et Bernice, née en 1963.  Martin Luther King  est dans sa jeunesse notamment influencé par les écrits de Karl Marx, Mohandas Karamchand Gandhi, du pasteur pacifiste et socialiste Norman Thomas et de Reinhold Niebuhr sur le christianisme social. En 1952, dans une lettre à sa future épouse Coretta, il écrit que « Le capitalisme est arrivé au bout de son utilité historique » et se déclare « socialiste ».   

 

Marche vers le changement :

 


La marche vers le changement a toujours été un étape très difficile, comportant des risques énormes, surtout quand on parle d'un peuple ou groupe qui s’élève contre une quelconque dictature ou injustice, cas des afro-américains. Martin Luther King en tant qu’initiateur de cette lutte contre la ségrégation raciale, s’est voulu une lutte non violente.

Le Boycott :  En 1954, lorsqu'il arrive à Montgomery (Alabama), le Sud des États-Unis est à cette époque marqué par les violences commises contre les Noirs, culminant en 1955 avec le meurtre raciste d'Emmett Till, un adolescent de 14 ans, du pasteur engagé George w. Lee et du militant des droits civiques Lamar Smith. Le 1er décembre 1955, lorsque Rosa Parks, une femme noire, est arrêtée pour avoir violé les lois ségrégationnistes de la ville en refusant de céder sa place à un Blanc, il mène le boycott des bus de Montgomery avec l'aide du pasteur Ralph Abernathy et d'Edgar Nixon, directeur local du National Association for the Advancement of Colored People. La population noire soutient le boycott et organise un système de covoiturage. Martin Luther King est arrêté durant cette campagne qui dure 382 jours et devient extrêmement tendue à cause de ségrégationnistes blancs qui ont recours au terrorisme : la maison de Martin Luther King est attaquée à la bombe incendiaire le matin du 30 janvier 1956, ainsi que celle de Ralph Abernathy et quatre églises, et King est victime de violences physiques. Les boycotters sont souvent attaqués physiquement mais l'ensemble des 40 000 Noirs de la ville continuent de marcher, parfois jusqu'à 30 km, pour rejoindre leur lieu de travail. Le boycott se termine par une décision de la Cour suprême des États-Unis le 21 décembre 1956 déclarant illégale la ségrégation dans les autobus, restaurants, écoles et autres lieux publics.

 Alors qu’il signe des exemplaires de son livre dans un magasin à Harlem le 20 septembre, il est poignardé à la poitrine par Izola Curry, une femme noire qui l’accuse d’être un chef communiste et qui sera jugée comme déséquilibrée. Martin Luther King échappe de peu à la mort, la lame du coupe-papier utilisé ayant frôlé l’aorte. King pardonne à son agresseuse et, dans une déclaration à la presse, souligne la violence de la société américaine.

En 1957, il joue un rôle capital dans la fondation de la Conférence du leadership chrétien du Sud (SCLC), qu’il présidera jusqu’à sa mort. La SCLC est une organisation pacifique qui participe activement au Mouvement pour les droits civiques en aidant les églises afro-américaines à mettre en œuvre des protestations non-violentes. Martin Luther King adhère à la philosophie de désobéissance civile non-violente comme décrite par Henry David Thoreau et utilisée avec succès en Inde par Gandhi. Conseillé par le militant des droits civiques Bayard Rustin, il décide de l’utiliser lors des manifestations de la SCLC.

Il expose en 1958 son point de vue sur la ségrégation raciale et la spirale d’inégalités et de haines qu’elle provoque dans le livre Stride toward freedom : the Montgomery story (« la marche vers la liberté ») : 

Le 28 août 1963, il prononce un discours célèbre devant le Lincoln Memorial à Washington, D.C. durant la marche pour l'emploi et la liberté : il s'intitule « i have a dream ». Ce discours est soutenu par John Fitzgerald Kennedy dans la lutte contre la ségrégation raciale aux États-Unis. Le président Lyndon B. Johnson, par une plaidoirie infatigable auprès des membres du Congrès, arrive à faire voter différentes lois fédérales comme le Civil Rights Act de 1964, le Voting Rights Act de 1965 et le Civil Rights Act de 1968, qui mettent juridiquement fin à toutes les formes de ségrégation raciale sur l'ensemble des États-Unis. Il a été l’artisant principal des différentes action pour la ségrégation raciale, notamment : le boycott des bus de Montgomery pour défendre le droit de vote, la déségrégation et l’emploi des minorités ethniques.

Dans la Lettre de la prison de Birmingham écrite le 16 avril 1963 alors qu’il est arrêté pour une manifestation non-violente, Martin Luther King répond à huit prêtres blancs de l’Alabama qui ont écrit quatre jours plus tôt une lettre intitulée « Un appel à l’unité ». S’ils admettaient l’existence des injustices sociales, ils exprimaient la croyance que la bataille contre la ségrégation raciale devait avoir lieu dans les tribunaux et non dans la rue. Martin Luther répond alors que sans des actions directes et puissantes comme celles qu’il entreprenait, les droits civiques ne seraient jamais obtenus.

Il écrit : « attendre a presque toujours signifié jamais », et il affirme que la désobéissance civile est non seulement justifiée face à une loi injuste, mais aussi que « chacun a la responsabilité morale de désobéir aux lois injustes ».

La lettre inclut la célèbre citation « Une injustice où qu’elle soit est une menace pour la justice partout » mais aussi les paroles de Thurgood Marshall qu’il répète : « Une justice trop longtemps retardée est une justice refusée ».

Jusqu’à la fin de sa vie, Martin Luther King reste opposé à la radicalisation et à la violence prônée par le Black Power et souligne que « Les émeutes ne règlent rien » et considère ce moyen comme inefficace au-delà même de la nature opposée des émeutes à sa doctrine de non-violence, de morale et de foi.

Pour lui une guérilla comme celle de Che Guevara est une « illusion romantique ». Il préfère la discipline de la désobéissance civile qu’il définit non seulement comme un droit mais aussi un hommage à une énergie démocratique inexploitée. De même pour la pauvreté, il demande aux militants d’« utiliser tout le pouvoir de la non-violence sur le problème économique », même si rien dans la constitution américaine ne garantit un toit et un repas. Martin Luther King reconnaît la difficulté de la tâche mais demande à ne pas être intimidé par ceux qui se moquent de la non-violence. Il note la similitude de leur lutte avec celle de Jésus.

Pour Martin Luther King la non-violence est non seulement juste mais indispensable, car aussi juste que soit la cause d’origine, la violence signifie l’échec et le cycle de vengeance de la loi du talion, alors qu’il défend l’éthique de réciprocité.

Au-delà de son combat pour l’égalité raciale, du discours «  i have a dream «  où il imagine que ses « quatre jeunes enfants vivront un jour dans une nation où ils ne seront pas jugés par la couleur de leur peau, mais par le contenu de leur personne » et de la victoire politique avec les votes des Civil Rights Act et Voting Rights Act, Martin Luther King a identifié que l’égalité raciale ne vient pas seulement des lois qui défendent la personne mais surtout de la façon dont cette personne se perçoit elle-même.

 

Lorraine motel où fut tué Martin Luther King.

En fin mars 1968, Martin Luther King se déplace à Memphis (Tennessee) pour soutenir les éboueurs noirs locaux qui sont en grève depuis le 12 mars afin d’obtenir un meilleur salaire et un meilleur traitement. Les Afro-Américains étaient payés 1,70 dollar de l’heure et n’étaient pas payés quand ils ne pouvaient pas travailler pour raison climatique, contrairement aux travailleurs blancs. Des violences éclatent autour des marches pacifiques, un jeune Afro-Américain est tué. Le 4 avril 1968 à 18 h 01, Martin Luther King est assassiné alors qu’il se trouve sur le balcon du Lorraine Motel à Memphis dans le Tennessee. Ses dernières paroles sont dites au musicien Ben Branch qui devait se produire ce soir-là lors d’une réunion publique à laquelle assistait Martin Luther King. 

 

Obsèques de Martin Luther King le 10 avril 1968

Le 10 avril 1968


Récompenses :

En 1964, il devient le plus jeune lauréat du prix Nobel de la paix pour sa lutte non-violente contre la ségrégation raciale et pour la paix. Il commence alors une campagne contre la guerre du Viêt Nam et la pauvreté, qui prend fin en 1968 avec son assassinat officiellement attribué à James Earl Ray, dont la culpabilité et la participation à un complot sont toujours débattues.

Il est décerné à titre posthume la médaille présidentielle de la Liberté par Jimmy Carter en 1977, le prix des droits de l’homme des Nations unies en 1978, la médaille d’or du Congrès en 2004, et est considéré comme l’un des plus grands orateurs américains.

Depuis 1986, le Martin Luther King Day est un jour férié aux États-Unis. Deux centres Martin Luther King pour l’action non-violente existent, l’un en Suisse à Lausanne et l’autre à Atlanta. De nombreux autres monuments (musées, écoles) sont répertoriés sous le nom de Martin Luther King partout dans le monde


Le Rêve : Dans notre vie, nous avons tous des rêves. Très souvent nous attendons les gens dire : je rêve devenir telle ou telle personne dans le futur. C’est bien, car tout être humain se doit de rêver, mais la chose qui doit marquer ce rêve, c’est la conviction que la personne, porteur du rêve, a vis-à-vis de son rêve. Il ne s’agit pas d’avoir tout simplement un rêve et se limiter par là, c’est là va de la conviction que l’on a pour ce rêve et du travail ( car il ne s’agit pas que de rêver, il faut être pragmatique ) , car avec une conviction ferme, l’homme est poussé à tout concourir pour la réalisation de son rêve. Et ça, peu importe les obstacles.  


Note importante de l’auteur :

En parcourant ces quelques lignes, nous pouvons constater que la vie de Martin Luther King est un symbole du panafricanisme, symbole d’une lutte qui s’est voulue non violente. Il a démontré pendant sa lutte, que l’on peut avoir la liberté tant voulue sans préalablement faire recours à la violence. Martin Luther King, certes à principalement combattu pour la cause des noirs américains, mais cette lutte est et reste à ce jour le symbole du panafricanisme dans le monde entier.

 

 

 

 

Commentaires

Michael Mambu a dit…
Martin Luther King, le Christ réincarné car le Christ prônait également la non violence.